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  Liturgie   
LITURGIE DE LA PAROLE
La réforme liturgique de Vatican II s'est donné pour tâche de mieux faire retentir dans toute sa richesse,
la Parole de Dieu contenue dans la Bible.
Elle y parvient,
d'une part, en nous donnant un ordre de lectures beaucoup plus vaste que précédemment et,
d'autre part, en nous laissant en certaines circonstances (mariages, funérailles, baptêmes ...), une plus grande liberté de choix.
L'assemblée dominicale et celle des solennités dispose de trois lectures. Leur choix est guidé par une pédagogie progressive de l'éducation biblique des fidèles. On bénéficiera ainsi, beaucoup plus que par le passé, d'une lecture continue des livres bibliques et d'un rapport plus étroit entre l'Ancien et le Nouveau Testament.
Principe général pour les dimanches du temps ordinaire

Quelques exemples du rapport 1ère lecture-Evangile pendant le temps ordinaire:

Aux grandes fêtes, pendant l'Avent, le Carême et le Temps Pascal.
Il y a un lien entre les trois lectures et le choix de celles-ci est opéré en fonction de l'évènement célébré. On lit également l'Evangile de Jean pendant ces temps.
Pendant le Temps Pascal cependant, on ne lit pas un passage de l'A-T à la 1ère lecture, mais on lit les Actes des Apôtres qui racontent ce qui s'est passé après Pâques. A la 2ème lecture, on proclame un passage d'une lettre des apôtres (souvent Paul, mais aussi Pierre, Jacques et Jean) ; pendant l'année C, on lit l'Apocalypse.
Remarque : L'Apocalypse de Jean est lue seulement à cette période (Temps Pascal, 2ème lect. année C), à la Toussaint, l'Assomption et à la fête du Christ-Roi.
A. ENTREE DU LIVRESens et pratique :
La liturgie de la Parole peut être ouverte par l'entrée du Livre en procession. Un chant ou une pièce instrumentale peuvent accompagner cette entrée. Bien que ce rite et le chant qui l'accompagne ne soient pas prescrits dans le rite romain (il provient des liturgies d'orient, c'est la " petite entrée "), sa pratique est conseillée pour sa valeur liturgique et aussi pédagogique.
B. 1ère LECTURE (voir plus haut)
C. PSAUMESens :
Ce texte lyrique et poétique tiré de l'Ancien Testament fait toujours écho à la première lecture. C'est une invitation à s'approprier la Parole en la " mangeant ", soit en récitant, soit en psalmodiant. Il est en principe différent à chaque messe, mais il est possible d'utiliser un même Psaume pour plusieurs dimanches (notamment pendant l'Avent, le Carême et le Temps Pascal mais aussi le temps ordinaire). A condition que cela reste une exception, on peut éventuellement remplacer le Psaume par un chant de méditation approprié.
Pratique :
Beaucoup de mises en œuvre sont possibles.
- Un psalmiste récite poétiquement le Psaume à l'ambon, et tous écoutent. Un fond musical est possible.
- Le Psaume est dit ou chanté par un ou une soliste et l'assemblée dialogue par un refrain. Si le Psaume et sa mise en œuvre s'y prêtent, l'assemblée peut répéter l'une ou l'autre phrase.
- Toute l'assemblée récite ou psalmodie elle-même le texte du Psaume, soit à la suite, soit en alternant par versets ou strophes avec une voix ou la schola.
Une antienne chantée (un refrain) peut encadrer le tout.
D. 2ème LECTURE (voir plus haut)
E. ALLELUIA (Acclamation avant l'Evangile)
Sens :
L'Alleluia (mot qui signifie " Louez Dieu ") est un cri de joie par lequel le peuple accueille l'Evangile, sommet de la liturgie de la Parole. Afin de lui donner plus de retentissement à Pâques, l'alleluia est remplacé, durant le carême, par une autre acclamation.
Pratique :
Lancé par un chantre ou une chorale, l'alleluia (ou acclamation) est repris immédiatement par tous. Chantre ou chorale continuent par un ou deux versets (qui sont parfois lus) avec reprise de l'acclamation. Un court morceau d'orgue jubilatoire peut prolonger cette acclamation. Avant et après l'Evangile, le Missel a prévu des dialogues qui peuvent ou non être chantés.
F. EVANGILE (voir plus haut)
G. HOMELIESens :
Le mot grec signifie : conversation, entretien familier. C'est un commentaire, une actualisation des lectures entendues, surtout l'Evangile.
Pratique :
L'homélie peut être ponctuée par un refrain qui vient compléter ou confirmer ce qui vient d'être dit. L'homélie peut aussi être l'occasion d'un partage entre participants, on parle alors d'homélie partagée. Après, une pièce instrumentale peut trouver sa place pour un temps de méditation.
H. PROFESSION DE FOISens :
Le " Credo " s'est introduit dans la messe, avant la partie eucharistique, comme vérification de la foi orthodoxe (c'est à dire conforme à la doctrine de l'Eglise) pour les " fidèles ", à une époque où la prière eucharistique - la plus haute " profession de foi " de la liturgie chrétienne - n'était pas entendue par les participants. La liturgie romano-franque en a fait au XIème siècle un chant après l'Evangile. Aujourd'hui on peut l'entendre dans les messes où il est prévu, comme un sommaire des lectures et une adhésion globale à la foi de l'Eglise.
Pratique :
Il existe trois formulaires principaux du Symbole de la foi :
1. Théologique et conciliaire : le Symbole de " Nicée-Constantinople ", passé dans la liturgie romaine.
2. Catéchétique : le Symbole des " Apôtres ", autorisé à la messe par leMissel de Paul VI
3. Liturgique : le Symbole du rite " baptismal ", le plus fondamental.
A condition de l'utiliser avec parcimonie, un chant dont le texte paraphrase celui du credo sera bienvenu
H(bis). CHANT SUR LA PAROLESens et pratique :
De même que l'homélie explique la Parole annoncée, de même un chant de l'assemblée (ou un chant exécuté par la chorale seule) approprié aux lectures peut permettre une méditation lyrique et une bonne assimilation de la Parole.
Cette pratique peut parfois être préférée à la " profession de foi " habituelle.
I. PRIERE UNIVERSELLESens :
Pour que se réalise le dessein de salut annoncé au peuple, celui-ci prie, ici et maintenant, en mentionnant les grandes intentions concernant l'Eglise et le monde.
Pratique :
Une voix annonce les intentions de prière ; tout le peuple prie par une invocation chantée (ou en silence). On peut également annoncer les intentions sur un fond musical discret aux instruments ou sur un refrain chanté en ostinato et très doucement par la chorale ; avec cette dernière formule, la chorale peut, de temps en temps, entre deux intentions, élever le volume sonore et permettre ainsi à l'assemblée de participer.
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